Le chef du pouvoir judiciaire iranien, Gholam-Hossein Mohseni Ejei, a déclaré que les États-Unis ne pouvaient pas imposer leur volonté lors des négociations après leur échec sur le champ de bataille. Toute politique imposée sous la menace sera rejeté, a-t-il martelé.
« L’ennemi qui n'a atteint aucun de ses objectifs par l'agression et les menaces ne peut imposer sa volonté ni formuler des exigences excessives à la table des négociations », a indiqué M. Ejei, lors d'une réunion avec des responsables judiciaires.
Ceci, alors que les menaces renouvelées et les exigences excessives de Washington ont fait dérailler les pourparlers menés sous l'égide du Pakistan avec Téhéran, visant à mettre un terme définitif à la guerre d'agression illégale menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran.
« C’est la position décisive et dominante de notre Ordre, et nous insistons tous – conformément aux directives du Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Mojtaba Khaménei – sur le fait que notre diplomatie est dans le prolongement du terrain », a-t-il ajouté.
M. Ejei a également souligné que l'Iran n'a jamais quitté la table des négociations et a toujours privilégié les discussions fondées sur la logique et la rationalité, et non celles fondées sur l'imposition des exigences.
« Nous ne souhaitons pas la guerre, mais nous ne la craignons point. Si notre honneur est menacé, nous le défendrons », a-t-il indiqué.
Le chef du pouvoir judiciaire iranien a également évoqué une campagne grandissante de 30 millions d'Iraniens qui se sont engagés à sacrifier leurs vies pour défendre la patrie contre l'agression américano-israélienne.
Parallèlement, il a mentionné les efforts déployés par l'Iran, tant au niveau national qu'international, pour punir les criminels de la guerre imposée à l’Iran et les contraindre à verser des réparations au peuple iranien.
« Nul doute que l'ennemi vaincu et affaibli ne restera pas les bras croisés et intensifiera ses complots jour après jour. Une nouvelle agression est également possible. Nous ne devons pas ignorer l'ennemi et ses conspirations, pas même un instant », a-t-il ajouté.
L'agression américano-israélienne non provoquée contre l'Iran a été déclenchée le 28 février par des frappes aériennes qui ont entraîné le martyre de hauts responsables et commandants iraniens.
Les forces armées iraniennes ont aussitôt lancé une centaine de frappes de représailles réussies contre des cibles américaines et israéliennes sensibles et stratégiques dans toute la région.
Le 8 avril, quarante jours après le déclenchent du conflit, un cessez-le-feu temporaire négocié par Islamabad est entré en vigueur, mais le premier cycle de négociations entre Téhéran et Washington n'a pas abouti à un accord.
Le président américain Donald Trump a par la suite prolongé unilatéralement la trêve, déclarant que son administration attendrait une proposition iranienne pour un second cycle de pourparlers.
Téhéran s'est cependant abstenu de s'engager dans le second cycle de négociations, les autorités iraniennes invoquant les exigences excessives de Washington et le blocus naval contre le pays comme deux obstacles majeurs à la fin du conflit.